Conservatoire des Races d’Aquitaine

Sauvegarde et valorisation des races d’élevage régionales

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Massifs de La Rhune et de Choldocogagna

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Présentation générale du site :

Le site du Massif de la Rhune et de Choldocogagna est constitué des premières basses montagnes basques de l’extrémité sud-ouest des Pyrénées-Atlantiques. Sa limite sud est constituée par la frontière avec l’Espagne. Il couvre une superficie de 5.784 hectares. Les altitudes s’étalent entre 3 mètres au niveau de la Bidassoa et 900 mètres au sommet de La Rhune.
Ces massifs sont soumis au climat océanique, doux et humide (moyenne annuelle des températures : 14,5°C), de même qu’à une pluviométrie et un régime de vents relativement importants (moyenne annuelle de précipitation : 1483,3 mm).

Massifs et écopastoralisme :

Le site est classé en zone Natura 2000. Il se caractérise par la superposition de plusieurs activités, dont majoritairement l’agropastoralisme.
Les espèces rencontrées en agropastoralisme sur les massifs de La Rhune et de Choldocogagna sont respectivement :
- des ovins : brebis Manech et Lacaune pour la production laitière,
- des équins : les Pottocks, dont l’élevage est destiné à la monte et à la production de viande,
- des bovins : les Blondes d’Aquitaine et les Betizu.
On rencontre deux types d’habitats agropastoraux sur le site :
- les landes
- les fruticées
L’entretien de l’espace, outre l’action des animaux, est complété par l’écobuage, la fauche de la
fougère, ou le broyage de la végétation.

La Betizu dans le système d’écopastoralisme des massifs de la Rhune et de Choldocogagna :

1. Statut juridique et situation géographique :

La situation de la Betizu diffère selon les pays. En France, elle est considérée comme un animal sauvage. Le troupeau sur la Rhune, sans propriétaire a été exterminé définitivement en 1924, car ces animaux étaient considérés comme dangereux vis-à-vis des touristes. Actuellement, il reste deux troupeaux rachetés : celui d’Ibardin en 1969 et celui du Mondarrain en 1989. La gestion actuelle du troupeau du Choldocogagna se fait par abattage (1 mâle/an et parfois plus selon les individus qui posent problème). Mais cette méthode risque d’altérer la structure sociale de la population.

Sur le territoire français, les Betizus vivent en totale liberté : ils se nourrissent et se reproduisent sans intervention humaine. On en trouve sur les massifs en milieu ouverts et dans les ravines et les forêts, milieux fermés.

Aucun plan de gestion n’a été établi pour le moment, mais des actions d’inventaires et d’étude d’impact des Betizus sont prévues dans le cadre de l’appartenance du site au réseau Natura 2000.

2. Contribution des Betizus à l’écopastoralisme :

Les Betizu contribuent à ralentir la fermeture du milieu par leur action restructurante sur la végétation limitant ainsi les risques d’incendies. Ils présentent un mode alimentaire complémentaire des autres herbivores du milieu (Pottocks et ovins) et basé essentiellement sur les dicotylédones hautes.

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